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Rencontre avec Philippe Mary, auteur de l’ouvrage Probation – Histoires, normes, pratiques, récemment sorti de presse aux éditions Bruylant
Philippe Mary

   Professeur ordinaire à l’U.L.B.

Vous êtes l’auteur de l’ouvrage Probation – Histoires, normes, pratiques, récemment sorti de presse. Quelle est l’ambition de cet ouvrage ? À qui est-il destiné ? Que désirez-vous apporter à vos lecteurs ? Quelle est la valeur ajoutée de cet ouvrage ?

Cet ouvrage est le premier consacré à une présentation approfondie de la probation en Belgique. L’histoire de la probation est riche d’enseignements sur les prétentions de la pénalité à traiter « les causes durables de la délinquance » ou, plus simplement, des problèmes psychosociaux que peuvent rencontrer certaines personnes. Elle est dès lors riche d’enseignements sur les pratiques des acteurs de première ligne ou sur les expériences des justiciables, tenaillés entre aide et contrôle dans ce qui reste bel et bien une peine. Elle est riche d’enseignements aussi sur certaines mutations contemporaines de la pénalité, à commencer par sa composante du travail social en justice. Riche enfin, parce qu’elle traverse ses crises, reprend de l’ampleur depuis quelque temps et affiche d’honorables scores de réussite.  L’ambition du présent ouvrage est donc de tenter de mettre à jour cette richesse d’enseignements autour de trois thèmes : l’histoire, ou plutôt les histoires de la probation ; les normes qui l’ont régie, la régissent ou vont la régir ; les pratiques, qu’il s’agisse de celles des assistants de justice chargés de l’application concrète de la probation ou de celles issues des expériences des justiciables comme probationnaires.

Les lecteurs visés sont les étudiants en criminologie et en droit, les professionnels de la justice pénale (magistrats, avocats, assistants de justice, membres des commissions de probation), les chercheurs, etc.

Mais, en quoi consiste exactement la probation ?

La probation, telle qu’entendue en Belgique, consiste en conditions fixées par un juge et que le condamné doit respecter durant un laps de temps déterminé, sous le contrôle d’un assistant de justice (par exemple, avoir un suivi psychologique, ne pas consommer d’alcool, chercher du travail, etc.). La probation peut être prononcée dans le cadre d’une suspension du prononcé de la condamnation ou d’un sursis à l’exécution de la peine.

Quel en est le but premier ?

À l’origine, la probation visait à éliminer les « causes durables de la délinquance » en évitant la prison. Aujourd’hui, elle vise toujours à éviter la prison, mais apparaît surtout comme une sorte de faveur plus ou moins réservée à des délinquants primaires et/ou jeunes.

Depuis quand existe-t-elle ?


Les premières expériences-pilotes de probation remontent aux années 1940; la loi qui officialise la probation date, quant à elle, de 1964.

A-t-elle évolué avec le temps ?

Deux évolutions peuvent être pointées, parmi d’autres. D’une part, le champ d’application du sursis et de la suspension (et donc, potentiellement de la probation) a été élargi à plusieurs reprises, tantôt avec l’objectif d’éviter la prison, mais tantôt aussi pour éviter une répression trop faible (comme un acquittement en cour d’assises). D’autre part, le suivi probatoire a évolué et est passé d’une prise en charge psychosociale globale du condamné, via les conditions fixées par le juge, à un contrôle plus serré du respect des conditions en tant que telles dans une optique plus sécuritaire et de responsabilisation du condamné.

Pourquoi en faire une peine autonome ?


La principale justification de l’institution de la probation comme peine autonome a été la volonté de diversifier les peines à disposition des tribunaux pour permettre une plus grande individualisation. Pourtant, on sait que la diversification des peines a davantage un effet d’extension ou d’intensification de l’intervention pénale que d’individualisation.

Dans la pratique, est-ce une alternative efficace à l’incarcération ?


À l’heure actuelle, on ne connaît pas d’alternative efficace à l’incarcération, tout au plus des mesures comme la probation freinent-elles peut-être l’augmentation des populations pénitentiaires. Ceci s’explique notamment par le fait qu’il s’agit de mesures considérées comme des faveurs, généralement pour des faits peu graves, ou utilisées par des juridictions (comme les tribunaux de police) qui n’alimentent que fort peu la prison.

En savoir plus sur l’ouvrage

 
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