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Interview de Michèle Lenoble-Pinson, auteur de l’ouvrage
Dire et écrire le droit en français correct
 
 
Michèle Lenoble-Pinson
    

 

 

 

Michèle Lenoble-Pinson est docteur en philosophie et lettres, membre du Conseil international de la langue française (Paris) et professeur émérite de l’Université Saint-Louis (Bruxelles).Elle nous présente son ouvrage, écrit avec le concours de Paul Martens.

 

Quelle est l’ambition de cet ouvrage ?

Contribuer à la clarté et à la correction des textes juridiques.
Au fil des articles, classés par ordre alphabétique, se succèdent homonymes, faux amis, anglicismes, mots nouveaux, archaïsmes, paronymes, pléonasmes, régionalismes, expressions figées, locutions latines, pluriels, féminins, conjugaisons, accords grammaticaux et nuances syntaxiques.

Ce livre répond ainsi aux difficultés lexicales et grammaticales que rencontre le juriste dans la rédaction des plaidoiries, arrêts, actes et autres textes. Puisse-t-il aussi le mettre sur la voie du plaisir d’écrire !


Quelles sont les particularités de la langue française du droit ?

Si, depuis François Ier et l’ordonnance de Villers-Cotterêts, les gens de robe emploient la langue française commune, ils en ont fait un usage professionnel, d’où est issue une variété linguistique de prestige.

Ses particularités, essentiellement lexicales, révèlent son histoire. Le vocabulaire est composé d’archaïsmes, conservés par tradition, de locutions latines, présentes dès la formation universitaire, et de termes techniques, qui s’imposent par besoin. La langue courante et la langue du droit comptent environ cent cinquante termes de forme commune, mais d’acception différente (astreinte, citation, expédition, résolution). Le bon usage de la langue juridique n’est point régi par une grammaire particulière, mais par les règles de la grammaire commune.

N.B. Depuis une décennie, les professionnels du droit veillent, dans une certaine mesure, à rendre leurs textes lisibles par les non-initiés, en évitant, par exemple, l’emploi d’archaïsmes (ester, séant, s’il échet). Cf. Dire le droit et être compris. Tome I : Vade-mecum pour la rédaction de jugements. Tome II : Pénal. Vade-mecum pour la rédaction d’actes judiciaires, par l’Association syndicale des magistrats, Bruylant – CREADIF, Bruxelles, 2002 et 2010.

Quelles sont les questions linguistiques (orthographe, grammaire, vocabulaire) qui posent des difficultés aux juristes ?

  • Orthographe : la plupart des juristes maîtrisent l’orthographe française.

  • Grammaire :  
    - la conjugaison de certains verbes : arguer, convenir, ressortir ;
    - le choix d’une préposition : comparer à/avec, repartir à zéro/de zéro ;
    - la construction de verbes : commémorer, enjoindre, équivaloir, pallier ;
    - la concordance des temps ;
    - les nuances : la peine est des plus lourdes/des plus lourde.
    - l’emploi des majuscules ;
    - le trait d’union : donnez-le-lui ;
    - les abréviations courantes : 1er, 1re, 2e, etc.

  • Vocabulaire
    - hésitations : assertivité, dangerosité, juridisation/juridicisation ;
    - termes d’articulation : car, en effet, quoi que, quoique ;
    - sens : clôturer/clore, coupe claire/sombre, jadis/naguère ;
    - faux amis : faute d’attention/d’inattention, annoter/noter ;
    - pléonasmes : abolir entièrement, avéré vrai, comme par exemple, divers et varié, sévices corporels ;
    - redondances : ne que… seulement, puis après, voire même ;
    - anglicismes : coach, deal, e-mail, joint venture, leader, leasing ;
    - régionalismes : avant-midi, dans le chef de, indaguer ;
    - belgicismes : déposer plainte, en noir, hors cause, pécunier, rétroactes ;
    - termes critiqués : anonymiser, finaliser, victimiser ;
    - emplois critiqués : alternative, appréhender du matériel informatique, finaliser un rapport, initier une enquête, optimaliser/optimiser, positiver.

Tous ces termes, analysés et commentés, se trouvent dans l’ouvrage.

L’ouvrage s’adresse-t-il uniquement aux professionnels du droit ?

Non. Avocats, experts, magistrats, auxiliaires de justice, notaires ne sont pas les seuls à aimer parler et écrire correctement.

L’ouvrage s’adresse aussi :

  • aux étudiants des Facultés de droit, aux juristes en formation, aux stagiaires judiciaires ;
  • aux curieux du langage des gens de robe ;
  • à toute personne attentive au français correct.

Quels sont les points forts de l’ouvrage ?

  • L’originalité du contenu : langue commune soignée, langue juridique accessible aux non-spécialistes et locutions latines. Un ouvrage inédit.
  • La rigueur, la clarté et la concision des articles.

Quelle plus-value apporte la collaboration avec Paul Martens ?

À la sécurité linguistique du contenu des articles, la collaboration avec Paul Martens, juriste expérimenté, soucieux de la qualité de la langue, apporte la sécurité juridique.

 
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