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Damien Vandermeersch                                 
On parle souvent de vous dans les médias comme fervent défenseur des droits de l’homme… Est-ce véritablement votre principal cheval de bataille ? Pourquoi ?

Disons que dans mon parcours professionnel, j’ai été confronté à l’humain et à l’inhumain à travers les dossiers (pénaux) que j’ai été appelé à traiter (notamment les dossiers relatifs au génocide rwandais. Cela me conduit à aller à l’essentiel, ce qui importe dans la vie de toute personne. Cela vise bien entendu les droits de l’homme mais par droits de l’homme, j’entends également les droits économiques et sociaux. En effet, l’inégalité et l’exclusion sociale continuent à m’interpeller quotidiennement : elles sont à l’origine de nombre de situations injustes que la Justice est bien en peine de compenser.

Pourriez-vous nous décrire brièvement votre parcours ?

J’ai fait des études de droit mais aussi de criminologie ainsi qu’un baccalauréat en philosophie, ces deux dernières disciplines favorisant le développement d’un esprit critique.
J’ai ensuite été avocat durant huit ans ce qui constitue une excellente école de vie.  Ensuite, j’ai été juge d’instruction durant 16 ans et depuis 8 ans, je suis au Parquet de la Cour de cassation. Parallèlement à mes fonctions de magistrat, j’ai la chance d’avoir la charge d’enseignements en relation avec ma pratique (droit pénal, procédure pénale et droit pénal international) dans différentes universités, ce qui me permet de me confronter aux étudiants qui apportent assurément en vent de jeunesse.

Quels sont les défis de la fonction de juge ?
 
Les défis de la fonction de juger sont multiples. Bien juger, c’est d’abord écouter sans préjuger, c’est faire preuve de modestie face aux situations qui vous sont soumises, c’est accepter de se remettre en question afin d’aborder chaque nouvelle affaire avec une fraîcheur d’esprit (un juge habitué est un juge mort, dit-on). C’est aussi être au service du justiciable pour qui son dossier est le plus important.
 
Quel est votre idéal de la justice ?

C’est tout un programme ! Avant tout, la justice doit se montrer humaine à l’image des justiciables qui comparaissent devant elle. Il faut prendre le temps d’écouter pour comprendre (ce qui ne signifie pas justifier) et fournir la réponse la plus juste. Il faut savoir nuancer, concilier mais aussi trancher quand c’est nécessaire. Si les intéressés ont réellement le sentiment d’avoir été écoutés, entendus et respectés, ils sont capables d’accepter la décision du juge même si elle leur est défavorable.

De par vos différentes casquettes, vous connaissez le monde de la justice de l’intérieur. Est-il conforme à cet idéal que vous en aviez ? Comment la justice a-t-elle évolué dans le temps ?
Que pensez-vous des récentes réformes liées à la scission de BHV judiciaire ?

 
Bien entendu, la justice est largement en deça des attentes qu’on place en elle. Mais c’est son lot quotidien. Parmi les magistrats, il y a vraiment des gens qui sont remarquables et d’autres qui le sont moins : c’est représentatif de tout groupe dans notre société.
 
La scission de BHV était, me semble-t-il, une demande logique dans le chef des néerlandophones (pour ma part, il n’y avait pas de différence à faire entre Overijse et Tervuren). Ceci étant dit, mon principal souci reste que le justiciable s’y retrouve dans la réforme. Si c’est pour avoir une justice de moindre qualité, on doit alors regretter que cette réforme n’ait pu se faire autrement.

Vous êtes l’auteur de nombreuses publications pour le Groupe Larcier et notamment du Code pénal aux éditions Bruylant.
La législation pénale a beaucoup évolué. La tentation est grande de tout reprendre dans le code. Quelles pistes avez-vous utilisées pour la sélection ?

 
À mes yeux, le droit est un outil mais comme un ébéniste soigne ses outils, le juriste doit avoir égard à son outil.  Le Code est pour moi un outil quotidien qui se trouve en permanence sur mon bureau.  Nous avons voulu faire du Code un outil maniable, facilement transportable, utilisable au quotidien et pratique mais qui en même temps contient tous les textes principaux auxquels peut avoir recours le praticien dans son travail quotidien.  Ce n’est pas pour rien qu’on qualifiait ce Code de Code d’audience parce qu’il était d’un précieux recours lorsqu’une question se posait à l’audience (facilement transportable, on l’a avec soi dans sa mallette).

 

 
                                 
Vous êtes également l’auteur d’une version anglaise et d’une version française du code de droit international humanitaire au format poche chez Bruylant, tous deux récemment sortis de presse. Qu’avez-vous voulu apporter par ces ouvrages ? Pourquoi spécifiquement au format ‘poche’ ?

Les diplomates, les militants et les praticiens du droit pénal international, les étudiants sont des personnes qui se déplacent et voyagent de par le monde : le code de droit international humanitaire en format de poche est un outil précieux qu’ils peuvent aisément emporter dans leur mallettes ou leurs valises lors de leurs déplacements. Actuellement, la plupart des autres recueils de textes internationaux sont plus lourds et plus volumineux.  L’objectif est toujours le même : fournir un outil maniable et facilement utilisable au quotidien.
 
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